Pierre de Villiers : la nouvelle idole des fascistes

Pierre de Villiers, chef de l’armée, a démissionné de son poste, suite à un désaccord avec le président Macron. La classe politico-médiatique semble unanime pour chanter ses louanges, alors que Villiers est un aristo fasciste, proche des milieux intégristes les plus extrêmes.

Pierre de Villiers est le frère de Philippe de Villiers, politicien d’extrême droite, à mi-chemin entre l’intégrisme catholique et le fascisme. Les De Villiers sont des racistes coloniaux, islamophobes, antisémites et ennemis de la démocratie. Pierre de Villiers est de fils de Jacques de Villiers, putschiste proche de l’OAS, condamné à de la prison après la guerre d’Algérie. On se demande d’ailleurs comment le général de Villiers a réussi à atteindre ce niveau de la hiérarchie militaire, compte tenu des tendances antidémocratiques et intégristes qui semblent prévaloir dans sa famille.

Le bilan de Pierre de Villiers à la tête des armées est très mauvais. C’est peu après son arrivée que des attentats graves ont endeuillé la France : Charlie, le Bataclan, Nice. Normalement ce sont ses services qui auraient dû éviter ces boucheries. Il est vrai que pour un intégriste catholique, le massacre de caricaturistes qui insultaient Jésus et les curés depuis plus de 30 ans pour certains, n’a pas dû être un drame…

A l’extérieur, l’action de l’armée française en Syrie a été criminelle et monstrueuse : des milliers de rebelles ont été formés et armés, avant d’être abandonnés face au régime, ce qui a contraint des millions de Syriens à quitter leur pays pour la Turquie ou l’Europe. L’action française en Syrie a conduit à la destruction du pays. On peut soupçonner que tout cela a été planifié à l’avance dans le but de nuire à ce pays,

Ceux qui qualifient Pierre de Villiers de « grand soldat » devraient réfléchir avant de parler… Durant sa carrière il n’a combattu que des ennemis très faibles, au Kossovo, en Afghanistan ou au Mali. Il ne s’est pas distingué à Austerlitz ou à Verdun…

Villiers exigeait plus de crédits pour l’armée, alors que tous les ministères doivent se serrer la ceinture. Plutôt que plus de crédits, il faudrait moins d’opérations coloniales, inutiles et coûteuses. Le terrorisme ne sera pas résolu par ce genre d’opérations. Il est justement manipulé pour pouvoir justifier ces opérations et les crédits qui leurs sont nécessaires.

Les crédits militaires sont en partie utilisés pour des opérations de surveillance interne, par satellites du Mind Control, qui peuvent filmer à travers les murs, lire dans les pensées et torturer et tuer à domicile.

Dans beaucoup de pays, l’armée sert à maintenir par la force un régime impopulaire. Il n’est donc pas nécessaire de gonfler outre mesure des crédits destinés à nous opprimer,

Villiers est le représentant d’une oligarchie ultra-réactionnaire, qui écrase la France en utilisant le Mind Control depuis plus de 20 ans, Dans une démocratie, c’est le président élu qui dirige et non des fascistes payés par l’Etat, La moindre des choses pour un président, c’est de se faire respecter par la hiérarchie en place. Macron n’a pas commis d’erreur mais a fait ce que n’importe quel dirigeant aurait fait à sa place.

Le vrai problème, c’est que toute la classe politique, de Le Pen à Mélenchon, semble, unie comme un seul homme, faire l’éloge d’un général très proche de la droite la plus extrême, un peu comme si Wauquiez, Hamon, Faure, Philippot, Corbière et tous les autres étaient des parties prenantes d’un complot fasciste secret, leurs prétendues convictions politiques n’étant qu’un leurre destiné à tromper les citoyens. A moins que, tout simplement, ils recherchent un appui des fascistes pour faciliter leur carrière politique. Visiblement, ils n’ont pas l’étoffe d’un Jaurès ou d’un de Gaulle…

Pourquoi certains faux gauchistes sont à ce point complices de la réaction la plus extrême ? Sont-ils tous secrètement apparentés à l’OAS ?

Il va vraiment falloir enquêter en profondeur sur la classe politique française et sur ses liens avec le fascisme. Il va aussi falloir sensibiliser politiques et journalistes à la question fasciste. La classe politico-médiatique serait la première victime d’un putsch. Elle doit en être consciente.